Gowa - Koto : entre Manaslu et Annapurnas 8.11
De l’autre côté de la rivière les mules et voitures relient le village à la vallée.
Nous quittons le petit village quasi tropical de Gowa après le frigo de Binthang , nous y avons eu la plus jolie chambre du trek. Nous quittons aussi la région de Manaslu et la vallée de Dudh Khola pour s’engager à notre droite dans la vallée de la Marsyangdi, que nous remontons malheureusement sur une route , pas juste une piste forestière comme hier, mais une large trouée boueuse et complètement à l’ombre où circulent multiples motos ( des groupes d’indiens ou népalais qui font des raids ) , jeeps et pick ups qui convoient les employés de la grande entreprise chinoise à l’origine du futur barrage sur la Marsyangdi. Rien à voir avec un début de trek , il semble que la route se poursuit jusqu’à Manang.
Entre Danagyu ( village où l’on était censé prendre notre repas de midi , mais vu qu’on y était vers 11 h 30 dejà , l’on décida de continuer jusqu’au prochain bled) et Timang, des raccourcis permettent d’éviter les lacets, mais ça grimpe sec et le sentier n’est pas époustouflant pour autant!
Du coup c’est affamés que nous nous posons sur une jolie terrasse au soleil une bonne heure plus tard . Je commande des frites et vois la propriétaire aller elle même chercher les pommes de terre au jardin , les éplucher et ce sont les meilleures frites que j ai eu l’occasion de manger lors de mes voyages 😋
Santos souffre également aujourd’hui de devoir porter nos bagages sur une route monotone où les véhicules le dépassent. Nous essayons bien de trouver un moyen de louer un taxi ou l’un de ces pick ups, mais peine perdue ! Ils transportent soit des groupes de touristes jusqu’à Manang soit des travailleurs de l’usine chinoise.
Requinqués par mes frites , nous marchons encore une heure et demie sur cette glaise grisâtre avant d’atteindre Koto ou nous passerons la nuit.
Quelle désastre , cette vallée est vouée à être engloutie sous les eaux pour le projet hydroélectrique sous gouvernance chinoise , d’ailleurs les écriteaux sont en chinois et en anglais pas trace de Nepali!
Marche à l’ombre ( le long de la route boueuse dépassés par les jeeps et camions , les motos 🙁
Quand même le sentier passe parfois par des villages où se cultive orge , sarrasin, pommes de terres et courges .
Je ne conteste pas le droit à l’accès à de l’énergie hydroélectrique pour la région , mais les méthodes chinoises ne s’embarrassent pas de considérations écologistes et pratiquent un néo colonialiste sans complexe!










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