Nous faisons un peu de sightseeing le matin , quel contraste , pendant plusieurs semaines nous étions à l’écart du monde et voila que nous sommes dans la foule des pèlerins qui viennent aux temples , notamment celui de Jwalai Mai.
Corvée lessive au abords du temple
L’eau bout grâce au four solaire
Bain dans l’eau glacée et les 108 têtes de taureaux libérant l’eau froide de l’Himalaya autour du temple.
108 jets d'eau : L'un des éléments les plus emblématiques de ce temple est sa rangée de 108 jets d'eau, appelés « Mukti Dhara ». Ces jets, en forme de têtes de taureau, libèrent une eau glacée directement de l'Himalaya, considérée comme sacrée par les pèlerins. De nombreux visiteurs prennent des photos du temple de Muktinath à l'image de ces jets d'eau, saisissant ainsi la signification spirituelle et le contraste entre l'eau qui coule et le paysage naturel accidenté.
Le temple de Muktinath est l'un des sites spirituels les plus vénérés du Népal, revêtant une importance capitale pour les hindous et les bouddhistes. Pour les hindous, il est considéré comme l'un des 108 Divya Desams, lieux sacrés associés au Seigneur Vishnu. De nombreux pèlerins croient que la visite du temple de Muktinath peut leur apporter la libération ou moksha. D'un autre côté, les bouddhistes voient le temple comme un lieu où Guru Rinpoche (Padmasambhava) a médité et atteint l'illumination. Cette dualité unique fait de ce temple une destination de pèlerinage essentielle pour les adeptes des deux religions.
Avant de descendre nous visitons aussi le temple ou la flamme éternelle brûle ( on a failli le louper , une toute petite lueur bleue alimentée par du gaz d’origine naturelle derrière une grille.
La flamme éternelle, qui brûle naturellement à l'intérieur du temple, représente la pureté et est un symbole essentiel de méditation.
Je profite d’une journée off ( repos à Koto) pour partager quelques réflexions : Quand nous partons pour plusieurs semaines en trek se pose la question de faire porter nos bagages ( même les plus légers possibles ) par des mules, des chevaux ou des êtres humains . Soyons clairs nous ne pouvons pas porter nous mêmes pour si longtemps ( nous avons une autonomie de 4 jours si on dort sous tente mais ça s’arrête là . Et au Nepal en altitude en novembre le camping n’est pas une option , de plus il y a des Guesthouses partout. Pour les mules ou les chevaux, suivant où la question ne se pose pas car c’est comme cela que cela fonctionne ( Ladakh , Dolpo ) surtout si l’on campe, mais cela représente tout de suite une grosse infrastructure : il faut un muletier , plus de mules pour porter la nourriture et les affaires du staff, et cela veut aussi dire que l’environnement s’y prête ( eau et herbe en suffisance) mais souvent contraignant aussi p...
Nous avons quitté la grisaille d’automne du bord du lac de Neuchâtel pour les géants de l’Himalaya. Manaslu Anapurna Mustang Nous commencerons par un trek autour du Manaslu, continuerons avec le 3/4 de tour des Annapurnas et terminerons par le Mustang , en essayant d’éviter les routes ou pistes au maximum . Nous dormirons dans des guesthouses ( cette fois point de camping) mais il faut quand même prendre notre sac des couchage en duvet car les chambres ne sont pas chauffées. Nous partons légers avec notre sac à la journée. Un porteur s’occupera du reste de nos affaires ( habits chauds , rechanges mais surtout snacks, chocolat et viande séchée !) et nous marcherons avec notre guide népalais , Dhan Kumar. Nous avons besoin d’un permis pour chacun des treks , l’agence de Katmandou ( EnjoyNepal) s’en est chargée. Notre première journée consiste à finaliser notre trek. Et à récupérer de la nuit quasi blanche sans souffr...
Grand ciel bleu , le Manaslu s’offre à nous dès l’aube. Ça tombe bien c’est en direction du Manaslu Base Camp ( 4800 mètres) que se dirigent nos pas aujourd’hui. Juste se rapprocher du géant, le Base Camp est beaucoup trop haut et trop enneigé pour espérer y arriver. De toute manière il s’agit d’une marche d’acclimatation ( après mon rhume je repique et espère franchir la barre des 4000). Et bien le spectacle est de toute beauté: d’abord le sentier muletier quasi pavé ( celui par lequel je suis redescendue hier du lac) s’élève très progressivement alors qu’il fait encore frais , puis il s’arrête et continue en mode plus pédestre dans une forêt de bouleaux et saules centenaires, magnifique. Nous surplombons désormais le lac Birendra. Nous faisons des pauses régulières pour boire et il fait maintenant bien chaud sitôt que le soleil tape. Ayant quitté la forêt , nous nous élevons sur un sentier alpin jusque vers 4000 mètres où la vue sur le Manaslu...
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